
En 1860, le Comté de Nice découvre une nouvelle patrie et en cent trente ans, Nice passe de 44 000 à 345 000 habitants. Elle voit fleurir le tourisme, invente l'horticulture moderne, multiplie sur ses collines les châteaux, villas de millionnaires et d'aristocrates, perce rues et boulevards, édifie casinos, opéra, hôtels au luxe incroyable, jusqu'à la première Guerre Mondiale. Dans ce tourbillon cosmopolite, l'identité niçoise, celle d'un peuple modeste et simple, s'est maintenue à travers sa langue, qui a quitté le devant de la scène sans pour autant disparaître. De nombreux auteurs, comme Francis Gag (1900-1988), d'importantes associations, comme l'Acadèmia nissarda, fondée en 1904, la défendent et la développent sans trêve.
La naissance du tourisme estival de masse, dès les Années 1930 a encore plus contribué à privilégier l'image du soleil au détriment de l'âme d'un vieux peuple, grec, latin, baroque, méditerranéen et montagnard. La loi d'airain du sentiment national a laissé peu de place à la finesse d'une histoire politique complexe, d'une culture multiple. Pourtant, ce sont elles qui, derrière les palmiers indolents, dans les ruelles silencieuses du haut Vieux-Nice, les quartiers industrieux du Port, les chemins ombreux des collines, font battre le coeur et vibrer l'âme des hommes et des femmes de cette terre, tout ensemble à découvrir pour en comprendre, au-delà des clichés, la profondeur. (http://www.nicerendezvous.com/)

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